ce sont des plantes amères
haletantes figures où sombrent les humaines démarches
et courbé sous les puissances absurdes des mondes
un nœud sur le fil où nous savons à peine avancer
on croit laisser sa vie derrière soi
et c'est encore une vie tapie contre une autre
les nuits s'appauvrissent qui livrent au prix des gestes de ce monde
les seins soufrés de leurs flammes en courroux
les drames lointains sous des amas de masques
rongent encore les rives éparses
la lumière défigurée aux tempes