j’enfonce mon poing dans la mer
des hommes remontent en lambeaux de cercles
qui dansent chantent flottent à la surface
c’est la fête autour du poing, on saute, on retombe, se relance
se lance encore, crie, meurt, renaît, c’est l’amour, un enfant soutient sa maman par le bras, c’est noir jaune, rose ou vert
l’écume se barbouille dans le bleu, exulte
soudain on coule et l’écume se disperse
et le poing est seul heurté par les vagues, planté sur la mer,
mes doigts s’écartent, le poing dans l’eau se crispe, résiste, tiraillé par des pieds, des mains, des petits doigts minuscules, des corps se tortillent sous l’eau
une main remplie d’hommes émerge lentement
vogue à la surface, on danse, on crie on chante, dedans on s’aime
on s’endort et la grosse main s’envole.
AG
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire